
Réunis à Ouagadougou, les présidents des organes de transition du Niger, du Mali et du Burkina Faso ont validé les premiers textes du futur parlement de l’AES, marquant une étape décisive vers son institutionnalisation.
Le président du Conseil consultatif de la refondation du Niger, Dr Harouna Mamoudou Djingarey, et le président du Conseil national de la transition du Mali, le général Malick Diaw, sont arrivés à Ouagadougou ce mercredi 17 septembre 2025. Ils participent à une session de travail avec leur homologue burkinabè, Dr Ousmane Bougouma, en vue de poser les bases du futur parlement de l’AES ( l’Alliance des États du Sahel ).
Dr Harouna Mamoudou Djingarey a indiqué que les travaux techniques préalables ont permis d’élaborer un traité additionnel et un règlement intérieur. « Aujourd’hui, c’est au tour des trois présidents de se rencontrer pour entériner ces documents et les soumettre ensuite à nos chefs d’État pour adoption finale », a-t-il expliqué. Il a souligné l’attente des populations sahéliennes vis-à-vis de l’AES. « Un parlement incarne la voix du peuple. Nos populations espèrent beaucoup de cette union. La confédération renforce la libre circulation, la collaboration et la solidarité. Elle soutient aussi la lutte contre les groupes armés et jette les bases d’un développement commun », a affirmé le président du Conseil consultatif du Niger.
De son côté, le général Malick Diaw a qualifié la rencontre de Ouagadougou d’étape décisive vers la concrétisation du parlement de l’AES. Les trois pays membres partagent de nombreux points communs, notamment des langues comme le sonraï, le fulfulde et le tamasheq. La réunion de Ouagadougou constitue ainsi une avancée importante dans l’institutionnalisation de ce parlement, appelé à devenir un pilier de la gouvernance commune et du renforcement de la solidarité régionale.
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