Le Burkina Faso réforme son système scolaire. Les Associations des parents d’élèves sont remplacées par le Conseil de l’école, pour plus de transparence et moins de frais imposés.
Le gouvernement burkinabè a décidé de remplacer les Associations des parents d’élèves (APE) par le « Conseil de l’école ». Cette réforme s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ) et accompagne le décret sur le port du Faso Dan Fani et du Koko Dunda dans les établissements scolaires publics et privés, du pré-scolaire au secondaire.
Le « Conseil de l’école » marque la fin des APE, souvent critiquées pour des frais jugés disproportionnés et injustifiés. Ces cotisations, imposées aux parents, n’étaient pas toujours utilisées pour améliorer les conditions du personnel enseignant, notamment dans les écoles privées.
L’annonce de cette réforme en mars 2025 a été largement saluée par les parents. Dans de nombreux établissements, les frais APE variaient entre 5 000 et 10 000 FCFA, et parfois leur paiement était exigé avant même les frais de scolarité. Cette situation a créé confusion et tensions, certains parents ne comprenant pas la coexistence des cotisations APE avec le nouveau Conseil de l’école.
« Tu ne peux pas ne pas payer les frais APE, sinon ton enfant subira des pressions à l’école. Les cotisations se multiplient pendant l’année et peuvent décourager certains enfants », témoigne une mère de deux élèves.
Le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales est appelé à communiquer clairement sur la mise en place du Conseil de l’école, afin de préserver la pertinence de cette réforme.
Concernant le port obligatoire de la tenue traditionnelle, certains promoteurs ont transformé cette mesure en business. Les parents sont parfois contraints d’acheter le tissu dans l’établissement et de le faire coudre par des couturiers imposés. Si l’objectif initial est l’harmonisation des tenues, le coût et la qualité des produits restent problématiques.
Il est donc urgent que des mesures soient prises pour protéger les parents d’élèves et garantir que ces initiatives éducatives ne deviennent pas une source d’enrichissement pour les promoteurs d’écoles.
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